Margot & Emiliano : deux jeunes voulant s'impliquer pour leur village
Installés dans le village depuis 2023, nous avons souhaité nous investir dans un projet dynamique pour le bourg de La Rochebeaucourt, riches de nos parcours respectifs.
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Installés dans le village depuis 2023, nous avons souhaité nous investir dans un projet dynamique pour le bourg de La Rochebeaucourt, riches de nos parcours respectifs.
Ma famille est originaire d'un hameau de La Rochebeaucourt : "Séguignas". C'est le village où je suis toujours venue en vacances dans l'enfance, et où j'ai vécu à partir du collège.
Après 7 ans d'études, entre Bordeaux, Lyon, Dijon, les Etats-Unis et l'Argentine, j'ai voulu revenir en Dordogne pour retrouver le calme de la vie près de mes proches. C'est ainsi que j'ai convaincu Emiliano, rencontré lors de mon master à Buenos Aires, de découvrir la France et mon village d'origine.
C'est surement en cherchant à nous investir, à deux, pour notre nouvelle commune de résidence, que nous avons cherché à penser un projet qui reflète nos valeurs et nos compétences respectives... pour contribuer à la vie d'un village bien affecté par l'exode des jeunes et la pandémie de 2020.
Rien ne me destinait à venir habiter hors de l'Argentine, encore moins dans un village de 330 habitants dans le Sud-Ouest de la France. Je suis originaire de la banlieue de Buenos Aires, une capitale englobant 16 millions d'habitants au sein de son aire urbaine. Evidemment, une si grande ville n'est pas synonyme de calme ou de tranquillité.
C'est la rencontre avec Margot, dans le cadre de nos études, qui m'a mené à connaître la Dordogne et, en particulier, La Rochebeaucourt-et-Argentine. Tout était dans le nom, il faut croire !
Mes études en gestion et comptabilité, puis pour devenir professeur de mathématiques, ne sont pas encore reconnues en France. Le projet de reprendre l'épicerie du village, et d'en faire un petit commerce de proximité, a tout de suite résonné avec mes compétences et mon parcours d'insertion locale.
Un petit détour par les archives départementales de la Dordogne permet de consulter les anciens annuaires du département... et de s'imaginer ce qu'était le village de La Rochebeaucourt à l'époque où on y trouvait 8 aubergistes, 2 bouchers, 1 chapelier, 2 forgerons, 2 coiffeurs, 1 cordonnier, 2 couturiers, 1 vendeur de vélos, 2 épiciers, 1 fabricant de boissons gazeuses, 2 primeurs, 1 hôtel, 1 vendeur de matériaux de construction, 2 mécaniciens, 2 merceries, 1 peintre, 2 tailleurs de pierre, 1 quincailler, 1 sabotier et 1 vendeur de tabac (en 1935, par exemple).
Sources : Archives départementales de la Dordogne n°PO1/100, n°PO1/118, n°PO1/126, n°PO1/128
Encore une fois, les archives départementales fournissent un bel aperçu de la vie de La Rochebeaucourt au court de l'histoire.
On y voit le château de La Rochebeaucourt, brûlé après la seconde guerre mondiale, le château de Lasfond, le château de Lasteyrie, la gare, les hôtels, les fermes dans les hameaux.
Sources : Archives départementales de la Dordogne, de n°60 Fi 3976 à n°60 Fi 4033, n°2 Fi 2596, n°2 Fi 2597, n°2 Fi 1015, n°2 Fi 1010 à n°2 Fi 1016
Images de novembre 2009, août 2019 et septembre 2025. De nombreux commerces ont fermés leurs portes : le salon de coiffure, le bar-tabac, deux épiceries. L'ancien commerce d'antiquités s'est détérioré. Mais la boulangerie et l'épicerie du 5 rue de Ribérac ont été rénovés par la mairie entre 2009 et 2019. Le relai d'Argentine a pris la place du restaurant "Les orchidées", mais permet d'assurer la reprise de ce lieu de vie. Le restaurant "Les Cluzeaux" a aussi ouvert ses portes depuis 2009, un lieu de plus pour faire vivre le bourg en perte d'habitants.